• Document: Les animaux malades de la peste
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Les animaux malades de la peste Travail de groupes Rédaction au brouillon de l’introduction Introduction : Présentation de l’œuvre et de l’auteur : Né à Château – Thierry en 1621, Jean de La Fontaine sera comme son père « maître des eaux et des forêts ». Protégé par de grands personnages de la cour du roi Lois XIV, (comme le ministre Fouquet) , il est l’observateur critique de la cour avec ses Fables . De la première édition qui date de 1668, à l’édition posthume de 1696, près de trente années s’écoulent, douze livres sont publiés. Présentation du passage étudié : La fable « les animaux malades de la peste » appartient au livre VII, 1679. Un pauvre âne est désigné comme responsable de la peste, en lieu et place des grands qui sont les vrais coupables Problématique : Comment se met en place ici la critique du pouvoir arbitraire ? Groupe 1 : La composition Relevez les cinq étapes du schéma narratif ( situation initiale, élément perturbateur, péripéties, résolution, situation finale ») _situation initiale (v. 1 à 14) : les animaux sont frappés par la peste ; – élément perturbateur (v. 15 à 24) : le lion décide d’organiser une assemblée pour désigner un bouc émissaire ; l’élément perturbateur se repère par le changement de temps. Ici on passe de l’imparfait au passé simple (« le lion tint conseil « ). Pour se débarrasser de la peste, le roi pense qu’il faut procéder à un sacrifice, chacun doit se confesser et le plus coupable sera puni. – péripéties (v. 25 à 54) : les animaux présentent leur défense ; – élément de résolution (v. 55 à 62) : on accuse l’âne d’être à l’origine du fléau ; – situation finale (v. 62) : l’âne est sacrifié Quel tableau est dressé de la Peste ? Quelles sont les conséquences de ce fléau dans la vie quotidienne des animaux ? La 1ère phrase couvre 6 vers : dramatisation de la Peste : le mot n'est « lâché » qu'au vers 4, après une anaphore du « mal » ; rejet au vers 4 du nom « peste » (mal si redouté qu’on évitait de prononcer le nom), rejet justifié entre parenthèses. La Peste = le Mal par excellence dans la littérature, depuis l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui (voir dans Oedipe Roi de Sophocle, ou dans La Peste de Camus). Personnification du « mal » agent destructeur (v.6/1) + allitérations en [R] que renforce à la rime les termes « terreurs » et « fureur » Champ lexical de la tragédie : « terreur », « fureur », « crimes », « Achéron », « guerre ». Allitération en [r] : augmente la terreur Cette Peste est une punition des dieux : « le Ciel » « punir les crimes », exactement comme dans la mythologie (noter aussi le nom « Achéron », rivière que les morts devaient traverser pour accéder aux Enfers, dans la mythologie grecque « Capable d'enrichir en un jour l'Achéron » : la Peste fait tellement de morts que ceux-ci, qui devaient payer pour pouvoir traverser la rivière, l'ont enrichie rapidement. ). → hyperbole qui insiste sur la capacité de nuisance du mal : « capable d’enrichir en un jour l’Achéron Conséquences de la Peste : - Insistance sur la mort : « Achéron », « mouraient », « mourante vie » - Mais également sur les divers aspects de la vie : accumulations de négations du v. 7 au v. 14 (ne … pas / ne … point / nul … n' / ni … ni … ne / plus d'... plus de …) = perte de vie : accumulations de négations ou de termes à connotation négative : « nul « , « ni loups, ni renards », « se fuyaient », « plus d’amour, partant plus de joie » » évoquant une situation sans issue. Insistance sur le fait que ça touche tout le monde, même ceux qui ne meurent pas : chiasme (« ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés ») qui renchérit leur position de victimes et exprime l’universalité du malheur. Absence de plaisirs de la vie : la gourmandise (« nul mets n'excitait leur envie »), la chasse (« n'épiait … proie »), l'amour (« plus d'amour »), la joie (« plus de joie ») La Peste finit par dénaturer les animaux : les symboles sont brisés : la tourterelle n'est plus l'amour ; le loup et le renard ne sont plus des prédateurs. Distinguez le récit de la morale. Quels temps sont utilisés ? Qu’en concluez-vous ? Le récit s’étend du vers 1 au vers 62 et est inscrit dans un système temporel passé, tandis que la morale est constituée des deux derniers vers, inscrits dans un système présent à portée générale. Groupe 2 : La portée allégorique Etudiez le bestiaire en déterminant qui peut représenter chaque animal dans la société du XVIIème ? Chaque membre du bestiaire de ce récit peut représenter une composante de la société du XVIIe siècle. →Le lion, auquel tous obéissent, symbolise le roi Louis XIV, à une période où l’absolutisme est de plus en plus fort. Les autres animaux constituent une cour dont tous les membres cherchent à plaire au souve- rain. → Le renard représe

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