• Document: Physiologie du tissu nerveux. Présenté par Dr Selouani
  • Size: 878.4 KB
  • Uploaded: 2019-07-20 16:03:57
  • Status: Successfully converted


Some snippets from your converted document:

République Algérienne et Populaire Ministère de l’enseignement supérieur et de le recherche scientifique Université ABDELHAMID IBN BADIS Mostaganem Physiologie du tissu nerveux Présenté par Dr Selouani Année Universitaire 2013-2014 Plan • I-Introduction • II-Organisation du système nerveux • III- Structure du neurone • IV-Classification des neurones • V-Propriétés électriques du neurone • VI-Fonctions du système nerveux • VI-Conclusion I-Introduction: • Avec un peu plus de cent milliards de neurones (les cellules nerveuses), environ un million de milliards de synapses (les contacts que les neurones établissent entre eux) et des centaines de substances chimiques modulant l'activité de ce gigantesque réseau, le cerveau humain apparaît comme un ensemble d'une complexité inégalée au sein du monde vivant. Ainsi, des fonctions aussi élaborées que la mémoire, la conscience ou le langage résultent des propriétés physicochimiques des neurones, des circuits qu'ils établissent entre eux et des informations qu'ils véhiculent sous forme de signaux électriques. Unité structurale et fonctionnelle du système nerveux, le neurone se présente en effet comme une cellule hautement différenciée, ce qui lui confère des propriétés particulières. Sur un plan structural, il se compose d'un corps cellulaire (le soma ou périkaryon) et de prolongements de deux types : les dendrites, souvent nombreuses, et l'axone, toujours unique, qui constituent les fibres nerveuses. Sur un plan fonctionnel, les caractéristiques de sa membrane lui permettent d'émettre et de conduire ce que l'on appelait autrefois l'influx nerveux (en référence à un mystérieux fluide de nature inconnue) et qu'on préfère aujourd'hui qualifier de potentiel d'action. Cette particularité s'explique par le fait que le neurone est une structure excitable, c'est-à-dire qu'il est capable de réagir à une excitation donnée, à condition bien sûr que celle-ci soit suffisante et adaptée (on parle d'excitation efficace), et de produire une réponse spécifique qui cheminera dans ses prolongements. II-Organisation du système nerveux: • Le tissu nerveux trouve son origine dans le feuillet externe de l'embryon , dès la troisième semaine de la vie gestationnelle. • On est ainsi conduit à distinguer sur le plan anatomique un système nerveux central (le névraxe) et un système nerveux périphérique (les nerfs et leurs ganglions). A-Le névraxe: • Comme son nom l'indique, le névraxe constitue un axe nerveux à l'intérieur de l'organisme. Encore appelé axe cérébrospinal ou ensemble encéphalomédullaire, il se compose dans sa partie céphalique (supérieure) de l'encéphale ,logé dans la boîte crânienne et dans sa partie caudale (inférieure) de la moelle épinière logée dans la colonne vertébrale. Ainsi constitué, le névraxe bénéficie d'une triple protection. ** Une première protection, mécanique, est assurée par les os du crâne pour l'encéphale et par ceux du rachis (vertèbres) pour la moelle épinière. ** Une seconde protection est représentée par les méninges qui forment trois enveloppes conjonctives entre l'os et le tissu nerveux : la dure-mère, épaisse et résistante, qui tapisse l'ensemble des cavités osseuses ; la pie-mère, mince et nourricière, qui emballe le tissu nerveux en s'invaginant à chaque repli ; l'arachnoïde, située entre les deux précédentes, et qui forme l'espace sous-arachnoïdien où circule le liquide céphalo-rachidien. ** Enfin, une dernière protection est assurée par le liquide céphalorachidien lui-même qui circule entre la pie-mère et l'arachnoïde et qui joue le rôle de coussinet hydraulique permettant d'amortir les chocs éventuels. B-Le système nerveux périphérique: • Le névraxe ne serait d'aucune utilité s'il n'était relié à la périphérie de l'organisme par l'intermédiaire des nerfs qui regroupent deux contingents de fibres nerveuses. ** D'une part des afférences qui sont issues des récepteurs sensoriels et qui renseignent en permanence le névraxe sur l'état des organes et des conditions physicochimiques du milieu. ** D'autre part des efférences qui sont connectées aux différents effecteurs (glandes, muscles, viscères) et qui permettent à l'organisme de s'adapter aux conditions du milieu, de se mouvoir et d'assurer les fonctions végétatives indispensables à sa survie telles que la nutrition ou la respiration. Selon leur composition en fibres, on distingue : ** les nerfs sensitifs qui ne renferment que des afférences ** les nerfs moteurs qui ne renferment que des efférences ** les nerfs mixtes qui contiennent les deux types de fibre. C-La névroglie: • Neuf fois plus nombreuses que les cellules nerveuses, les cellules gliales constituent la névroglie et comprennent plusieur

Recently converted files (publicly available):